Il y a quelque temps, un collègue psychiatre se posait la question des conséquences du sentiment de culpabilité sur notre bien être. Selon, lui, pour nous sentir mieux, il faudrait en finir avec la culpabilité… Mais est ce possible ? Quelques jours plus tard, je suis tombé sur article dans le magazine Psychologies traitant de cette fameuse culpabilité. L’auteur conclut son article en précisant que toute promesse d’en finir définitivement avec la culpabilité n’est que mensonge”Mais dès lors, est-il réellement possible d’en finir avec cette culpabilité qui parfois nous pourrit la vie ?


La culpabilité

Dans le cadre de mon travail, je me suis rappelé que j’avais traité de cette question avec une jeune femme qui découvrait son homosexualité. Elle n’en avait parlé à personne et se sentait coupable d’avoir, la veille, embrassé une jeune femme de son âge. Pourtant, cette jeune femme n’avait commis aucun délit.  Elle répondait à une pulsion bien ancrée en elle, qui à ses yeux, était contraire aux sens moraux, familiaux ou sociétaux, qu’elle avait intégrés durant plusieurs années.

Dès lors, et même si nous ne pouvons pas nous détacher complétement de cette culpabilité, qui d’ailleurs apparait aussi comme un élément indispensable à  l’évolution de notre bien être, nous sommes capables de diminuer ce sentiment et tendre vers notre bonheur


Comment diminuer le sentiment de culpabilité ?

Voici quelques étapes pour diminuer ce sentiment de culpabilité, déculpabiliser et permettant de se sentir plus libre :

  1. En premier lieu, l’article nous propose une « désidéalisation » de soi. En d’autres termes, nous sommes vulnérables, mortels et imparfaits. Nous devons accepter nos faiblesses, nos points faibles car ils font partis de nous. Nous sommes humains et donc nous sommes imparfaits.
  2. En second lieu, poser vous la question de la conséquence. L’acte posé a-t-il une quelconque conséquence sur autrui ? Et si oui, quelles sont ses conséquences ? Se poser cette question permet de prendre du recul et d’évaluer la situation.
  3. Prendre le temps de discuter de cet acte avec votre entourage, votre famille, vos amis. Evaluer la conséquence avec eux et n’hésitez pas à vous confronter s’il le fallait vraiment … Il ne faut pas laisser pas cette culpabilité vous envahir. Dans les cas les plus extrêmes (délits), la justice et un soutien psychologique peuvent être parfaitement utiles.
  4. Resituer l’acte posé ou la pensée selon vos valeurs, les lois de votre pays. L’acte posé est-il contraire à vos valeurs, à vos idéaux, à vos émotions ?
  5. Enfin tenter de comprendre les raisons qui vous ont poussés à avoir cette pensée, cette envie à poser cet acte qui vous donne un sentiment de culpabilité. A moins d’avoir commis un délit (dans ce cas seule la justice pourra vous aider), la culpabilité est souvent un sentiment qui s’inscrit selon le contexte sociétal ou familial dans lequel vous évoluez… Il est important de se détacher de son environnement et de savoir ce que l’on veut vraiment au fond de soi-même.

Source : Psychologie Magazine, N°385 septembre-octobre 2018, « Peut-on en finir avec la culpabilité », page 39, 40, 41. Auteure : Isabelle TAUPES. Edité par SASU Groupe Psychologiques, Paris.


En conclusion, prenez de la distance, confrontez vous à vous-même et aux autres… Parce que vous êtes votre seule conscience… Notre vie nous appartient, et nous devons agir selon nos rêves, nos envies, nos espoirs afin d’être au plus près de la personne que nous souhaitons réellement être. Ces quelques étapes n’effaceront sans doute pas votre sentiment de culpabilité, mais vous pourrez tout doucement vous en détacher et continuer le parcours sur le chemin du bien-être.

 

Pierre, Assistant social, rédacteur bien-être

Written by Stellina

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